Etude collective d'un rêve

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Sam 31 Jan - 10:06

Arrow j'aime beaucoup ta dernière lecture du rêve Raphaël, je trouve qu'elle ajoute, donne un autre sens qui ne me semble pas contradictoire avec ce qui se profile jusqu'à maintenant.
Et je ne trouve pas que tu es dans le champ dans ta perception de la femme et ce qui  la rends heureuse, car en effet le mariage, l.association avec un homme , un partenaire de vie est de grande importance, puisqu'il est promesse de vie amoureuse et familiale, et ceci ,même si quand on est jeune , dans la vingtaine, on ne sait pas trop ce qui nous attend ,on se marie toujours en pensant ou en souhaitant que cette vie nous apportera beaucoup de joie. Je vais aller dans tes propos ci-dessous si tu permets.  Like a Star @ heaven

................................................
quote="lehapra"]Désolé, je suis comme incapable de faire une interprétation cohérente.
Je m'accroche donc à la notion d'héritage.

L'héritage du père, pour une femme, c'est la filiation, le nom qu'elle va porter jusqu'au mariage. C'est le langage, le verbe qui crée un sens.
C'est ce qui la définit, la représente dans le monde pendant son enfance (nom de jeune fille).

Arrow oui probablement que ce nom de famille a plus de poids que nous pouvons l'imaginer . Like a Star @ heaven

Le nom est inscrit aussi sur les pierres tombales.

Le nom toujours me fait songer au "noms de dieu", dont un des aspects c'est le souffle, le saint-esprit (le coeur pour moi comme centre individuel).

La Rêveuse cherche peut-être sa place dans le monde.
Elle ne reconnaît pas son origine, elle la cherche dans la nature, à la campagne, un monde qu'elle connaît.

Arrow  Arrow oui elle cherche des repères, pour mieux se définir. Like a Star @ heaven


Elle écrit des runes, un langage païen, parce qu'elle ne parvient pas à se reconnaître dans le monde chrétien et le monde moderne.
Son vrai nom lui est comme une étrangeté.


La Rêveuse associe le masculin à une nécessité reproductive, elle ne parviens peut-être pas à voir l'homme comme un moyen d'être heureuse, de recevoir ce qui fera d'elle une épouse, une femme portant un nom.

Le nom est signe de mariage et de joie, de maturité et de future procréation.
C'est un nouveau nom source d'une nouvelle vie.

Arrow  Arrow avec Jung ,on apprend que le mariage intérieur est aussi important que celui extérieur, et cette incursion dans le rêve lui permet peut-être de rencontrer le masculin avec lequel elle a une alliance , mais avec ses runes elle tente je crois de défaire quelque chose, de se redonner une autre identité ,plus proche de sa nature...de faire un autre mariage, plus proche des lois divines, ceci impliquant qu'elle doive  réhabiliter son genre , accepter , vivre sa féminité pour s'unir à cet aspect masculin qu'on lui a imposé à la naissance , mais ici je suis encore bien hypothétique . Like a Star @ heaven

Arrow  Arrow tu vois Raphël que l'on peut "surfer"  sur ta vague  Very Happy Like a Star @ heaven

[/quote]

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  lehapra le Sam 31 Jan - 10:53

Merci Florentin et Aria pour vos messages éclaircissant.

J'espère que Chantal va proposer elle aussi une compréhension de cette partie du rêve.

Aria, que dire de ceci ?

"avec Jung ,on apprend que le mariage intérieur est aussi important que celui extérieur, et cette incursion dans le rêve lui permet peut-être de rencontrer le masculin avec lequel elle a une alliance , mais avec ses runes elle tente je crois de défaire quelque chose, de se redonner une autre identité ,plus proche de sa nature...de faire un autre mariage, plus proche des lois divines, ceci impliquant qu'elle doive réhabiliter son genre , accepter , vivre sa féminité pour s'unir à cet aspect masculin qu'on lui a imposé à la naissance , mais ici je suis encore bien hypothétique ."

Ah la la, il y a quelque chose qui m'épate dans ta "vision" ou représentation.




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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Sam 31 Jan - 14:32

Oui! S'il vous plait vous seriez bien aimable d'attendre un peu pour ma "p'tite" réflexion.
J'espère pour demain soir pondre un truc.
Merci par avance... .

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Émerveillée par votre travail

Message  Ariaga le Dim 1 Fév - 15:55

]e suis arrivée sur la pointe des pieds pour lire le travail d'interprétation du second rêve de la série de la Rêveuse. J'en ai eu les lames aux yeux et quand je pense que vous n'en êtes qu'au second rêve ! Quand j'ai travaillé sur cette série de rêves  dont les lecteurs verront un jour UNE interprétation c'était dans le but de la comparer à la série proposée par Jung dans Psychologie et alchimie. Je recherchais uniquement la symbolique alchimique et les structures de formation d'un mandala. Au passage je voyais qu'il y avait bien d'autres choses mais une thèse se doit d'être démonstrative et je ne pouvais m'éloigner de mon sujet. Cependant, et je le dis à la fin de mon travail, j'ai toujours pensé que cette série (à laquelle j'ajouterai un jour des rêves que j'ai du supprimer car il y en avait trop)  pouvait être un objet de réflexion pour des "chercheurs" . Je vois que mon souhait a été exaucé, que je n'ai pas travaillé pour rien et cela m'a fait vraiment plaisir. Vous comprendrez que je ne peux m'associer à ce travail car je suis trop imprégnée de ma propre interprétation et elle est, en quelque sorte, "biaisée". Je vais vous suivre avec passion, en silence.il faudrait que j'en parle avec l'ami Jean mais qui sait si, un jour, la substantifique moelle de ce qu'un petit groupe écrit ici en toute liberté  ne pourrait pas être publié sur le site ???
Amitiés à tous
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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Benoit le Dim 1 Fév - 16:53

Chère Ariaga,

Merci pour ta venue et ton appréciation...je crois que le "guide" de ce travail collectif (Florentin) a proposé, en aparté, une solution pour "tranquilliser" ceux qui s'impliquent dans le travail; Solution qui ne devra pas permettre de manipuler ultérieurement les échanges...mais ce n'est pas forcément très grave.

Peut être pourrait on écrire une version collective à la fin ?

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 1 Fév - 17:50

Je suis malheureusement obligé d'intervenir avant que Chantal ne poste car je vais m'absenter pour deux semaines de vacances et je voudrais au moins compléter ce que nous avons entamé.

Il n'y a bien entendu pas à m'attendre et la fin du rêve peut être désormais considérée et j'encourage les participants à aller jusqu'au bout.

Pour l'heure voici ce que je peux dire du segment de rêve qui était en analyse.

Le boulanger donne à la Rêveuse dans des sacs en plastique transparents; Elle ouvre les sacs à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres plates pour y graver des runes. Les sacs contiennent des morceaux de vieux pain rassis. Elle se demande : « Dois-je les donner à une oeuvre ? »

La campagne représente le domaine de la rêveuse, sa nature propre, personnelle, intime, son identité, son être profond, le lieu qui la fonde et dont elle est responsable devant la vie.

La rêveuse  a été exposée à un regard sévère, c'est-à-dire à un regard qui exclue,  qui fige et qui enferme dans la seule dimension matière, la privant, côté père,  de sa relation à l’amour selon le mystère et le cosmos.

Elle a connu la froideur de l’exclusion à un moment de sa vie ou elle avait à rencontrer la chaleur de la générosité de l’accueil et du don sans réserve.

Elle, qui par son père n’a pas reçu en héritage  la trace et le souvenir du ciel, devient habitée par  une priorité absolue, une intention primordiale qui occupe toutes ses pensées : Graver des runes !

La rêveuse comprends instinctivement que  le regard sévère qu’elle a subis était une attaque contre la filiation dans sa dimension sacrée,  la rêveuse sait tout aussi instinctivement que son devoir immédiat est de sanctuariser et de préserver  et d’inscrire dans son patrimoine génétique le souvenir du ciel, la relation au sacré telle qu’elle l’a reçue par sa mère.

C’est quelque chose qu’elle veut absolument inscrire au plus profond de son être et transmettre généreusement aux générations futures. Car elle ne veut pas, elle, reproduire la carence.

Le contenu runique est le désir de connaître le ciel que l’on transmet à ses enfants en même temps qu’on leur donne la vie.

Elle se met dans des dispositions psychiques qui garantirons que cet héritage ne sera pas perdu pour les prochaines générations, que l’attaque contre le sacrée perpétrée par le boulanger n’aura pas atteint son but, et qu’elle, lorsqu’elle donnera à son tour la vie, elle en donnera aussi son secret.  

En plus d’être un lieu de mémoire ineffaçable, les pierres plates sont également les éléments d’un chemin qui lie à la fois cette mémoire enfouis aux générations d’après mais aussi à la conscience de la rêveuse.

Ce chemin mène au trans-générationnel.

C'est-à-dire que si elle, au cours de sa vie, ne parvient pas à récupérer symboliquement ce que son père ne lui a pas donné, elle transmettra de toute façon à ses enfants une bienveillance de principe et un élan de désir de connaissance envers le monde mythique.

Et ce chemin mène aussi à sa conscience, c'est-à-dire que les choses sont enfouies pour elle, qu’elle est un peu comme dans la position de la belle au bois dormant, mais si au cours de sa vie se développe une relation au masculin qui déclenche l’équivalent de l’action du prince charmant, ce que le père n’a pas donné, l’animus le donnera et le monde psychique lui proposera une belle cérémonie de renaissance pleine d’eau de vie, très loin des matières sèches imposées par le boulanger.  

Les morceaux de pain dans les sacs plastiques sont la représentation stylisée des spermatozoïdes.

S’il y en a plusieurs, alors que nous savons qu’un seul suffit pour faire son œuvre, c’est que le boulanger n’est pas seul.

Il y a derrière lui d’autres générations dans sa lignée qui sont atteintes du même handicap envers le mythe, c’est ce handicap jamais résolu qui se déverse d’une génération dans une autre et contamine la nature des nouveaux porteurs.

La sècheresse du pain est la conséquence de la sécheresse des cœurs lorsqu’ils abandonnent la relation à l’absolu pour ne plus se référer qu’à un monde matérialiste dont ils se voient le centre.

C’est le monde de la névrose, un monde ou les boulangers voient leur entourage proche comme autant de sujets qui peuplent leur royaume et obéissent à leurs lois.

Il faut savoir que l’absence de don crée de la dépendance, de l’aliénation.

La personne qui est carencée se sent redevable envers celui qui la prive.

La carence, le refus, la privation est un mode de domination qui induit l’acceptation, ou tout au moins l’obligation d’obéir

Dois-je les donner à une œuvre signifie deux choses.

Cela représente d’une part la dévalorisation de soi que l’on ressent quand on évalue que l’on n’a pas été jugée digne de recevoir une connaissance ou un élan.  

S’il y a un axiome particulièrement bien inscrit dans le patrimoine psychique des hommes c’est bien celui qui veut qu’un parent soit une source parfaite qui irradie de générosité.

Etant donné que cette source est réputée parfaite, s’il y a carence, l’explication de cette carence ne se cherche pas chez les parents, elle se cherche chez soi !  

Un enfant ne peut pas imaginer qu’un parent puisse ne pas jouer son rôle de parent.
Il ne peut qu’imaginer que le problème vient de lui.

De fait, dois-je le donner à une œuvre signifie :

Je sais que je ne peux pas le garder, puisque je ne suis pas digne de le recevoir et je sais que je dois le donner à quelqu’un puisque je suis formatée à  me mettre au service de qui a autorité sur moi.

Le mot œuvre montre le côté encore naïf de la rêveuse puisqu’à ce stade elle est encore dans l’inversion des valeurs, les œuvres sont associées à la générosité alors qu’elle parle d’une personne qui en est dépourvue.

La question aurait pu être : A quelle lignée d’égoïstes dois-je donner le meilleur de moi-même ?

Mais cette question ne signifie pas que ça.

Elle signifie aussi que la rêveuse se distancie de ce pain sec, ce n’est pas pour elle, elle,  elle n’en veut pas elle ne mange pas de ce pain-là !

Cette phrase fait partie des prémices de l’apparition d’un sentiment intérieur qui s’oppose à l’acceptation des choses en l’état, et surtout, elle pose une démarcation entre la nature de ceux qui acceptent de porter en eux une vision égoïste du monde et sa nature à elle qui est profondément généreuse envers la vie.

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 1 Fév - 18:21

Ariaga a écrit:]Vous comprendrez que je ne peux m'associer à ce travail car je suis trop imprégnée de ma propre interprétation et elle est, en quelque sorte, "biaisée".
Nous sommes tous imprégnés de nos propres interprétations et c'est la loi du genre que nos natures respectives "biaisent" nos interventions !
Pourquoi ne pas enrichir le fil de ta sensibilité à toi en gardant pour cadre ce rêve et exclusivement ce rêve ?

C'est une invitation que je te lance-là, en aucun cas une sollicitation....Mais le fait que tu interviennes dénote peut être d'une envie de participer...Et si c'est le cas, saches que cela ferait plaisir à tout le monde.

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 1 Fév - 18:40

Bonjour Ariaga,
heureuse que nos "planches" te fassent plaisir.


Le boulanger donne à la rêveuse dans des sacs en plastique transparents ;
Elle ouvre les sacs à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres plates pour y graver des runes. Les sacs contiennent des morceaux de vieux pains rassis.
Elle se demande : « Dois-je les donner à une œuvre ? »


Ici , ce ne sont que des hypothèses alimentées parce que j’ai pu , plus ou moins bien  assimiler de tous vos différents propos. Et vous en remercie.

Rêve mystique, rêve alchimique, rêve de transformation.
Le boulanger donne dans des sacs transparents en plastiques.
Il donne dans des sacs transparents.
C’est le père le géniteur : « Regarde à l’intérieure de moi, il n’y a rien que je puisse te donner sur l’instant, rien ne peut se révéler par moi-même, je suis le père qui ne permettra pas de te réaliser de te voir. Je te donne des parties des  contenants de moi-même, d’un rien, transparent, où je ne suis rien de ce que je devrai t’apporter normalement. »

C’est à la campagne qu’elle ouvre c’est sacs et qui se révèlent.
Elle est plus âgée puisqu’elle peut aller seule à la campagne.

La rêveuse va à la campagne, la campagne  la  nature, la mère nature, la terre, et la mère.
Elle est, avec son féminin, probablement construite efficacement structurée, forte.

La mère n’est  pas altérée avons-nous dit. La mère charnelle et  certainement la mère la déesse.
La créatrice, l’enfanteresse.
Elle va à la campagne pour ramasser, sur le chemin, le chemin sur son avancée sur son évolution est l’espace temps  qui se modifie.
Etre à la campagne ramasser des pierres plates autour de soi, n’est pas la même chose que sur le chemin.  C’est chemin faisant. Sur  le chemin, l’on avance, on fait un parcourt, l’on vieilli.
Et elle ramasse des pierres plates.
« Sur les murs j’écris ton nom…. ». Sur ces espaces lisses libres elle peux écrire ce qui va la construire se révéler, se voir, voir les morceaux de corps d’âme d’elle même. Pour sa liberté.
Ces morceaux de corps abandonnés, non révélés par le père, s’assèchent, et deviennent rassis.
Elle le voit en liberté dans la distance qu’elle a avec le père.
Les morceaux de pain rassis, l’on sait très bien  ce que l’on peut faire avec :
Du très bon pain perdu.
Et va -t elle les donner à cette cuisine ?

La rêveuse est aidée par son père qui a conscience de sa déficience, en lui donnant les sacs.
Propulser par une mère hautement  bienfaitrice, et certainement compensatrice et propulsive, elle va pourvoir se lire.
Lire les morceaux vidés de leurs substances dans une période passée et qui devrons à nouveau renaitre plus tard. Pour réparation, reconstruction, autonomie… se rendre libre.

Oups! pas assez de patience Florentin dommage pour moi, Exclamation
je poste sans lire ton message qui se croise, rien d'ennuyeux, je pense

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  lehapra le Dim 1 Fév - 19:16

"Il n'y a bien entendu pas à m'attendre et la fin du rêve peut être désormais considérée et j'encourage les participants à aller jusqu'au bout."

Peut-être que nous pourrions reprendre tous ensemble à ton retour?

Rien n'empêchant chacun de son côté à travailler sur la suite du rêve, chez soi, tranquillement pendant ce temps.

Et au passage: Bonnes vacances! Smile
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Étude collective

Message  linda b le Dim 1 Fév - 23:32

Bonsoir

Ouvrir le sac à la campagne,comme si elle avait une intuition de se protéger,être dans un endroit calme,pour faire face à ce qu'elle va découvrir,ce pain rassis,qui représente peut-être un espoir déçu,espérer le mieux,et voir ce qu'elle ne voulait peut-être pas voir

Marquer les runes,comme un besoin de laisser sa marque.

Dans l'ensemble,je trouve que le rêve apporte des éléments qui peuvent peut-être aider la rêveuse,toutefois,il faut un certain travaille.

Parfois les rêves guident,il faut être ouvert aux précieuses informations.
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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Lun 2 Fév - 3:37

[
Arrow Arrow Salut Chantal, voici les éléments de ton interprétation qui me donnent matière à réflexion: Like a Star @ heaven

Il donne dans des sacs transparents.
C’est le père le géniteur : « Regarde à l’intérieure de moi, il n’y a rien que je puisse te donner sur l’instant, rien ne peut se révéler par moi-même, je suis le père qui ne permettra pas de te réaliser de te voir. Je te donne des parties des  contenants de moi-même, d’un rien, transparent, où je ne suis rien de ce que je devrai t’apporter normalement. »

Arrow Arrow j'aime bien cette idée que le sac permet de voir à l'intérieur du père, et je trouve aussi que ce qui semble se révéler est cette inaptitude du père à offrir du pain frais, soit une mouture saine et nourrissante. Like a Star @ heaven


La rêveuse va à la campagne, la campagne  la  nature, la mère nature, la terre, et la mère.
Elle est, avec son féminin, probablement construite efficacement structurée, forte.

Arrow Arrow oui elle est possiblement dans son élément féminin à la campagne, mère-nature oui. Like a Star @ heaven

La mère n’est  pas altérée avons-nous dit. La mère charnelle et  certainement la mère la déesse.

« Sur les murs j’écris ton nom…. ». Sur ces espaces lisses libres elle peux écrire ce qui va la construire se révéler, se voir, voir les morceaux de corps d’âme d’elle même. Pour sa liberté.
Ces morceaux de corps abandonnés, non révélés par le père, s’assèchent, et deviennent rassis.
Elle le voit en liberté dans la distance qu’elle a avec le père.
Les morceaux de pain rassis, l’on sait très bien  ce que l’on peut faire avec :
Du très bon pain perdu.
Et va -t elle les donner à cette cuisine ?

Arrow Arrow belle idée, le pain perdu, celui qui est en quelque sorte ré-humidifié. Va-t-elle redonner l'humidité à ce pain en honorant son côté féminin? les runes pouvant être cet hommage rendu à son côté féminin, jamais reconnu, nommé par le père mais qu'elle cherche à tout prix à célébrer. Les runes ne sont-elles pas partie prenante de rituel ? Like a Star @ heaven

La rêveuse est aidée par son père qui a conscience de sa déficience, en lui donnant les sacs.
Propulser par une mère hautement  bienfaitrice, et certainement compensatrice et propulsive, elle va pourvoir se lire.

Arrow Arrow oui le rêve est là pour aider, enfin je crois beaucoup que le rêve tente toujours de nous informer ,gentiment...de ce que nous ignorons ou voulons ignorer. Like a Star @ heaven

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Lun 2 Fév - 3:45

Linda écrit.

Ouvrir le sac à la campagne,comme si elle avait une intuition de se protéger,être dans un endroit calme,pour faire face à ce qu'elle va découvrir,ce pain rassis,qui représente peut-être un espoir déçu,espérer le mieux,et voir ce qu'elle ne voulait peut-être pas voir

Arrow Arrow la campagne, un endroit sûr ,rassurant, comme la mère... Very Happy
Et je partage cette impression que ce qu'il y a dans le sac elle l'appréhendait beaucoup...la vérité est souvent dure à regarder...;comme enfant on reste longtemps dans l'illusion que nos parents ont été de bons parents, irréprochables . Like a Star @ heaven

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Lun 2 Fév - 3:49

Je reviendrai ultérieurement pour commenter l'interprétation de Florentin...et pour terminer la mienne....sur cette partie du rêve.

Merci Ariaga pour ton appréciation, Smile



chacun apporte sa lumière, Aria.

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Lun 2 Fév - 11:36

Le boulanger donne à la Rêveuse dans des sacs en plastique transparents; Elle ouvre les sacs à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres plates pour y graver des runes. Les sacs contiennent des morceaux de vieux pain rassis. Elle se demande : « Dois-je les donner à une oeuvre ? »

Arrow  Arrow Avant de réagir à l'interprétation de Florentin, je voudrais terminer ma propre interprétation sur ce segment du rêve, tout comme Chantal en m'enrichissant des commentaires précédents.

Les pierres plates facilitent l'écriture ,un peu comme la tablette de Moïse  pour ses 10 commandements, le langage des runes en est un pour rejoindre les esprits invisibles , peut-être dans la perspective de Florentin, pour retrouver son aspect divin que le père ne lui a pas légué. étant lui même déconnecté de cette dimension.

Je reste dans l'idée que cette tentative de communiquer avec l'invisible, est aussi une tentative d'être reconnue pour elle-même, en dehors d'un contexte social qui la déprécie dans son genre. (L'amour du Père est absolu)Les runes viennent faire contre poids au message du pain rassis.

que dit ce pain rassis ? L'idée des spermatozoïdes de Florentin est très poussée, mais je conviens que ces pains peuvent représenter par le nombre de morceaux de pain , quelque chose de transgénérationnel, les spermatozoïdes en étant le symbole mais aussi la partie masculine de l'héritage. Mais l'essentiel est le sens de ce qui est transmis, l'apriori négatif face au genre féminin pourrait être un premier héritage qui marque toute une vie, on lui lègue aussi que la vision masculine des choses, celle qui est rationnel, dépourvue de sentiment. (ici, je n'insinue pas que les hommes sont dépourvus de sentiment mais bien que la fonction masculine peut être vue ainsi et chaque homme se l'approprie dans des proportions différentes )

dans l'idée du mariage, je crois qu'elle tente de s'affranchir de cet héritage en nourrissant son côté féminin , celui qui cultive le mystère, (campagne, runes), aspect qui la rendra vivante et participative dans l'éventuel rencontre avec son masculin intérieur ou extérieur .

que fera-t-elle de ce pain rassis  ?  elle ne pense pas le garder ,naturellement, car il n'est pas tel quel un aliment de choix. elle mérite mieux. Comment un tel héritage peut aider une oeuvre ? Peut-être que le terme oeuvre ici, veut dire ,donner afin qu,il soit "ouvragé" ,travaillé, amélioré, changé ,un peu comme le pain perdu de Chantal, on va en faire quelque chose de bon, on va lui ajouter ce qu'il faut ,une bonne dose de liquide pour qu'il redevienne une nourriture festive. Cette oeuvre faisant appel davantage au collectif qu'à sa seule expérience personnelle, changer le cours des choses, faire en sorte que le pain rassis ne se transmette plus tel quel, partager ce pain nouveau , comme on partage une idée nouvelle avec la communauté, changer le cours des choses, les aprioris négatifs en positifs.

voilà j'ai volontairement éviter de  commenter l'interprétation de Florentin avant de faire mes avancées, car j'ai constaté que Florentin fait une interprétation aboutie qui se présente, peut-être involontairement, comme la lecture la plus plausible du rêve, je ne voulais pas être trop sous influence non plus ; je vais maintenant aller lire plus attentivement le texte de Florentin. Like a Star @ heaven

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Mar 3 Fév - 11:43

Florentin Gobbey a écrit:Je suis malheureusement obligé d'intervenir avant que Chantal ne poste car je vais m'absenter pour deux semaines de vacances et je voudrais au moins compléter ce que nous avons entamé.

Il n'y a bien entendu pas à m'attendre et la fin du rêve peut être désormais considérée et j'encourage les participants à aller jusqu'au bout.

Arrow  Arrow qu'est-ce à dire ? que dans ce début de rêve le plus important est dit et que maintenant tout le reste peut être abordé plus facilement ? comment ne pas s'attarder aussi minutieusement au reste du rêve ,pourquoi est-ce plus secondaire ? Like a Star @ heaven

Pour l'heure voici ce que je peux dire du segment de rêve qui était en analyse.

Le boulanger donne à la Rêveuse dans des sacs en plastique transparents; Elle ouvre les sacs à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres plates pour y graver des runes. Les sacs contiennent des morceaux de vieux pain rassis. Elle se demande : « Dois-je les donner à une oeuvre ? »

La campagne représente le domaine de la rêveuse, sa nature propre, personnelle, intime, son identité, son être profond, le lieu qui la fonde et dont elle est responsable devant la vie.

La rêveuse  a été exposée à un regard sévère, c'est-à-dire à un regard qui exclue,  qui fige et qui enferme dans la seule dimension matière, la privant, côté père,  de sa relation à l’amour selon le mystère et le cosmos.

Elle a connu la froideur de l’exclusion à un moment de sa vie ou elle avait à rencontrer la chaleur de la générosité de l’accueil et du don sans réserve.

Elle, qui par son père n’a pas reçu en héritage  la trace et le souvenir du ciel, devient habitée par  une priorité absolue, une intention primordiale qui occupe toutes ses pensées : Graver des runes !

Arrow  Arrow la dimension mystique semble pour toi Florentin dominée ce rêve, j'ai beaucoup de difficulté à ne pas donner au rêve un sens plus humain, et le manque ne me semble pas principalement spirituel mais aussi relationnel, affectif, corporel, un encrage dans la vie qui lui permettrait  tel des racines de grandir dans sa vie .  Like a Star @ heaven  

La rêveuse comprends instinctivement que  le regard sévère qu’elle a subis était une attaque contre la filiation dans sa dimension sacrée,  la rêveuse sait tout aussi instinctivement que son devoir immédiat est de sanctuariser et de préserver  et d’inscrire dans son patrimoine génétique le souvenir du ciel, la relation au sacré telle qu’elle l’a reçue par sa mère.

Arrow  Arrow sa mère lui a donné cet amour qui heureusement a fait en sorte de ne pas trop se sentir  séparée d'elle-même ;et elle -même est dans sa nature première de  fille, de femme. l'identification à la mère la rend maternelle, versée vers les autres, (généreuse ?)mais aussi effacée comme était la mère dans la dynamique familiale, la domination du père en éclipsait l'importance, la valeur même peut-être, la mère  est dans l'ombre sauf au début de la vie.Son rituel des runes à la campagne me semble tout autant une tentative pour redonner à cet héritage féminin toute son importance.L'aspect divin pouvant être la réunification des deux héritages, masculin et féminin. Le soi étant le UN. Like a Star @ heaven

C’est quelque chose qu’elle veut absolument inscrire au plus profond de son être et transmettre généreusement aux générations futures. Car elle ne veut pas, elle, reproduire la carence.

Arrow  Arrow oui elle ne veut pas que son genre soit encore exclu, diminué. Mais je comprends que tu veux embrasser plus large, tu veux que l'on considère l'aspect spirituel de la vie. Enfin c'est ce que tu crois que ce rêve au caractère mystique tente de dire surtout. Like a Star @ heaven

Le contenu runique est le désir de connaître le ciel que l’on transmet à ses enfants en même temps qu’on leur donne la vie.

Elle se met dans des dispositions psychiques qui garantirons que cet héritage ne sera pas perdu pour les prochaines générations, que l’attaque contre le sacrée perpétrée par le boulanger n’aura pas atteint son but, et qu’elle, lorsqu’elle donnera à son tour la vie, elle en donnera aussi son secret.  

En plus d’être un lieu de mémoire ineffaçable, les pierres plates sont également les éléments d’un chemin qui lie à la fois cette mémoire enfouis aux générations d’après mais aussi à la conscience de la rêveuse.

Ce chemin mène au trans-générationnel.

C'est-à-dire que si elle, au cours de sa vie, ne parvient pas à récupérer symboliquement ce que son père ne lui a pas donné, elle transmettra de toute façon à ses enfants une bienveillance de principe et un élan de désir de connaissance envers le monde mythique.



Et ce chemin mène aussi à sa conscience, c'est-à-dire que les choses sont enfouies pour elle, qu’elle est un peu comme dans la position de la belle au bois dormant, mais si au cours de sa vie se développe une relation au masculin qui déclenche l’équivalent de l’action du prince charmant, ce que le père n’a pas donné, l’animus le donnera et le monde psychique lui proposera une belle cérémonie de renaissance pleine d’eau de vie, très loin des matières sèches imposées par le boulanger.

Arrow  Arrow  oui cette relation au masculin devient possible quand l'animus a ce caractère positif de guide, de protecteur et de bon capitaine, il se traduit par une autonomie de faire et de penser qui n'exclue pas les autres, lorsqu'il est bien intégré; c'est aussi  une capacité de décider de sa vie, ce qui est justement la chose que son père lui a refusé, et en plus en disqualifiant le féminin ,il la privait du regard qui honore cette dimension et engendre le mariage intérieur. En réhabilitant le féminin dans son propre regard et dans celui d'un animus partenaire ,elle parviendra à cette dimension du divin en soi.Mais surtout en premier lieu à une réunification  intérieure qui est l'opposée de la névrose existentielle.  Like a Star @ heaven

Les morceaux de pain dans les sacs plastiques sont la représentation stylisée des spermatozoïdes.

S’il y en a plusieurs, alors que nous savons qu’un seul suffit pour faire son œuvre, c’est que le boulanger n’est pas seul.

Il y a derrière lui d’autres générations dans sa lignée qui sont atteintes du même handicap envers le mythe, c’est ce handicap jamais résolu qui se déverse d’une génération dans une autre et contamine la nature des nouveaux porteurs.

La sècheresse du pain est la conséquence de la sécheresse des cœurs lorsqu’ils abandonnent la relation à l’absolu pour ne plus se référer qu’à un monde matérialiste dont ils se voient le centre.

 Arrow  Arrow ton explication Florentin mais l'accent sur cette relation à l'absolu, ce manque de vision, d'amour plus universel qui accorde à tous un minimum de considération, d'amour, qui implique un dépassement de soi , une générosité de sa personne qui  vient naturellement quand on donne la vie, mais qui chez ce père boulanger est resté muet . Est-ce sa déconnexion au divin qui le rend ainsi ou justement cet héritage psycho-social qui l'empêche de voir l'autre dans son entier, et fait en sorte qu'il le morcelle, le prive de son affection, l'instrumentalise  à des  fins de pouvoir personnel, tel étant la vie des femmes et des filles mais aussi des enfants d'une certaines époque. Les hommes eux-mêmes , se sont développés dans un terreau sec, c'est la malédiction qui s'est transmise de génération en génération et que le rêve tente de conjurer. Like a Star @ heaven

C’est le monde de la névrose, un monde ou les boulangers voient leur entourage proche comme autant de sujets qui peuplent leur royaume et obéissent à leurs lois.

Like a Star @ heaven voilà ici on se rejoint 100%

Il faut savoir que l’absence de don crée de la dépendance, de l’aliénation.

Arrow  Arrow oui Like a Star @ heaven

La personne qui est carencée se sent redevable envers celui qui la prive.

Arrow  Arrow assez incroyable mais vrai puisque l'enfant ne peut imaginer que ce refus d'amour ne soit pas justifié.Il pense qu'il  n'est pas aimé parce que pas aimable. Like a Star @ heaven

La carence, le refus, la privation est un mode de domination qui induit l’acceptation, ou tout au moins l’obligation d’obéir

Arrow  Arrow que ne ferait-on pas pour se faire aimer ? surtout si on ne nous a pas appris à nous aimer nous-même ? Like a Star @ heaven



Dois-je les donner à une œuvre signifie deux choses.

Cela représente d’une part la dévalorisation de soi que l’on ressent quand on évalue que l’on n’a pas été jugée digne de recevoir une connaissance ou un élan.  

S’il y a un axiome particulièrement bien inscrit dans le patrimoine psychique des hommes c’est bien celui qui veut qu’un parent soit une source parfaite qui irradie de générosité.

Etant donné que cette source est réputée parfaite, s’il y a carence, l’explication de cette carence ne se cherche pas chez les parents, elle se cherche chez soi !  

Un enfant ne peut pas imaginer qu’un parent puisse ne pas jouer son rôle de parent.
Il ne peut qu’imaginer que le problème vient de lui.

Arrow  Arrow oui , voilà tout le drame. Like a Star @ heaven

De fait, dois-je le donner à une œuvre signifie :

Je sais que je ne peux pas le garder, puisque je ne suis pas digne de le recevoir et je sais que je dois le donner à quelqu’un puisque je suis formatée à  me mettre au service de qui a autorité sur moi.

Arrow  Arrow ici je ne suis pas sure que ça se tient car ce qu'elle reçoit est un mauvais cadeau, celui qui lui confirme qu'elle est indigne de recevoir mieux, elle a droit à ça , que ça..... Je crois au contraire que cela lui fait voir la pauvreté, le manque de son héritage et que dans un monde sain ,elle ne peut , ne doit le prendre, elle doit le donner à une oeuvre....à quelque chose de communautaire, remettre à césar ce qui revient a césar ? cet héritage étant le fruit de ces aberrations sociales de l'époque et des ancêtres. Like a Star @ heaven

Le mot œuvre montre le côté encore naïf de la rêveuse puisqu’à ce stade elle est encore dans l’inversion des valeurs, les œuvres sont associées à la générosité alors qu’elle parle d’une personne qui en est dépourvue.

Arrow  Arrow  on donne à une oeuvre dans la mesure de nos moyens, la générosité équivaut à donner souvent plus que l'on devrait, on se prive de quelque chose pour aider quelqu'un d'autres, sa naïveté est peut-être de croire que ce que son père lui a donné peut servir à quelqu'un d'autres , elle ne voit pas encore le caract`re empoisonné de ce cadeau...mais au stade où elle se trouve. elle  ne voit pas comment ceci peut-être utile pour elle-même. Elle se départie de quelque chose dont elle n'a plus , pas besoin, C'est souvent ce que l'on fait quand on donne à une oeuvre. Son regard critique face au père n'est pas encore là, mais elle commence à mieux sentir ce qui peut participer vraiment à sa croissance. Like a Star @ heaven

La question aurait pu être : A quelle lignée d’égoïstes dois-je donner le meilleur de moi-même ?

 Arrow  Arrow  je ne crois pas que ce pain rassis soit le meilleur d'elle-même Like a Star @ heaven  

Mais cette question ne signifie pas que ça.

Elle signifie aussi que la rêveuse se distancie de ce pain sec, ce n’est pas pour elle, elle,  elle n’en veut pas elle ne mange pas de ce pain-là !

 Arrow  Arrow oui ici on se rejoint , c'est sa nouvelle conscientisation. Like a Star @ heaven

Cette phrase fait partie des prémices de l’apparition d’un sentiment intérieur qui s’oppose à l’acceptation des choses en l’état, et surtout, elle pose une démarcation entre la nature de ceux qui acceptent de porter en eux une vision égoïste du monde et sa nature à elle qui est profondément généreuse envers la vie.

Arrow Arrow c'est la réappropriation de sa propre vision des choses Very Happy l'animus au service de l'ensemble de la psyché, de l'équilibre intérieur. Like a Star @ heaven

Arrow Arrow il est difficile de savoir la véritable pertinence de nos interprétations respectives en l'absence de feed-back de la rêveuse. Oui, non ? Like a Star @ heaven

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  lehapra le Jeu 5 Fév - 10:10

J'ai lu les différents messages, et quelques idées me sont venues.
Cela ne conteste pas forcément ce que l'on a déjà étudié.
Loin de moi l'idée d'avoir compris vraiment ce segment du rêve.

Mais j'y reviens pour tenter d'avancer.

Dans le message de Chantal, il y a cette idée de pain perdu que je trouve intéressante.
Le pain sec cela peut faire un bon gâteau.
Au lieu de le jeter ou de le refuser ou de le donner à une oeuvre, la Rêveuse devrait peut-être reconnaître ce pain comme une partie d'elle-même qu'elle doit reconnaître et transformer en quelque chose de bon.

La rêveuse semble refuser le pain sec, elle est déçue par l'héritage du père.
C'est une nourriture de prisonniers (pour reprendre l'idée d'Aria)!
Seuls les pauvres mangent du pain sec!
Donnons-le à une Oeuvre!

Je copie-colle des phrases que j'ai écrite sur un fichier et qui me sont venues peu à peu.
Cela n'a pas forcément de cohérence mais c'est peut-être des pistes???

Je donne mon impression sur l'Animus, c'est un point de vu masculin.

Voici les idées en vrac:

"Le boulanger donne à la Rêveuse dans des sacs en plastique transparents; Elle ouvre les sacs à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres plates pour y graver des runes. Les sacs contiennent des morceaux de vieux pain rassis. Elle se demande : « Dois-je les donner à une oeuvre ? »"

Les sacs en plastiques sont peut-être aussi la représentation moderne du placenta.
Le boulanger est l'image du père, le complexe paternel qui est dévalorisé et perçu comme le géniteur sans aucune fonction "relationnelle".
La boulangerie c'est l'endroit où le pain est cuit.
C'est comme un four gigantesque.
Le pain c'est un produit qui contient beaucoup de sel, une des principales sources de sel autrefois, dans les campagnes éloignées de l'océan.
C'est donc la materia prima (mercure, la poudre de farine, blanche), le sel (principe de l'océan, féminin) qui rencontre la cuisson, la chaleur dans le four de la boulangerie (le Soufre, le masculin).
L'alchimie est la science des digestions et de la maturation.

Le pain doit être digéré par le ventre.
Le ventre est le grand creuset, le grand alambic où tous les ingrédients doivent être déposés, le corps, l'âme et l'Esprit.
Le héros doit pénétrer dans le ventre de la baleine, qui est l'inconscient, afin de rajeunir et réaliser une purification, une nouvelle naissance.

La Rêveuse retourne à la campagne, elle décide de revenir dans le ventre, dans le four, pour être purifiée.

Le père, le détenteur du Feu, du sens.
Mais avec un regard sévère.


Il possède les clés de la réussite de la cuisson, de l'assimilation.
Le Feu est la lumière de la conscience qui doit transformer la farine en sucres assimilables par le cerveau (le cerveau est un grand consommateur d'énergie comme les muscles).
La farine inassimilable doit recevoir les rayons du soleil, la chaleur du four, du creuset.

Le pain c'est l'oeuvre, c'est l'or, c'est le fruit du procédé alchimique, il nourrit la conscience.

Le placenta est ce qui relie l'enfant à l'inconscient collectif, c'est ce qui le nourrit, permets à la substance maternelle de nourrir le foetus.
Dans l'inconscient se construit notre futur, c'est là que tout naît et doit être ensuite porté à la conscience.
Le placenta est le vase des Sages, des Philosophes.

L'esprit, la lumière doit éclairer les ténèbres, le corps.

La Rêveuse va à la campagne pour renaître.
Mais pour éviter de se perdre en route dans le labyrinthe de l'inconscient, elle a besoin des runes qui vont lui servir comme un fil d'Ariane.
C'est le sens, les pierres plates sont inscrites comme s'il s'agissait de nombres divins.
La rêveuse cherche sa place dans le monde, dans la nature.
Elle tente de trouver un sens, c'est-à-dire à transformer un Animus négatif en sens, en cohérence.

L'Animus négative s'exprime donc par un père-boulanger sévère qui empêche la Rêveuse de différencier sa pensée profonde de celle que lui dicte son inconscient.
Quelque chose pense sans passer par la conscience chez les femmes.
Elles ont des idées (souvent arrêtées) mais ne savent pas pourquoi.
Lorsque l'Animus est indifférencié, non conscient, il est caractérisé par des "on dit", du superficiel, des idées admises sans esprit critique.

Le pain moins il est récent et plus il sèche et deviens dur.
Il devient la nourriture des pauvres, des exclus, voir même des animaux.

Un pain qui vient de sortir du four est croustillant et la mie est moelleuse.
C'est la sève de la Vie.
Le pain a longtemps été la base de l'alimentation parce qu'il est riche.
Il était alors accompagné d'un plat de soupes ou d'un peu de viande.
Les grands travailleurs comme les bûcherons mangaient beaucoup de pain au levain et buvait du vin.

Le pain et le vin sont deux sources d'énergie.
Le vin donne de la force parce qu'il calme souvent les idées qui parasitent et nuisent à l'effort.
Le vin est un principe énergétique supérieur au pain.
C'est le sang qui réchauffe.

Le père voit d'un mauvais oeil, d'un mauvais regard, c'est l'Animus négatif.
La femme, pour Jung, a du mal à utiliser le Logos par contre elle sait être beaucoup plus constructive avec l'Eros.
L'Homme c'est l'inverse ! Il ne sait pas utiliser l'Eros, il est inexpérimenté avec. Parfois cela lui paraît même quelque chose d'inutile!
Donc le Père, la première figure de l'Animus est mécontent.
Il est repoussant et certainement inquiétant.
L'Animus est ce qui permets à la femme d'être équilibrée.
Elle sait bien se servir de l'Eros, le principe féminin, mais par contre elle a beaucoup de mal avec le Logos, le principe masculin.
Or pour être totalement équilibrée, l'Eros et le Logos doivent se rencontrer, d'eux naîtra l'énergie, la Lumière, l'illumination.

La Rêveuse a peur du Père, ce qui entrave toute sa relation future avec le Logos et surtout ce qui l'empêche de trouver sa place dans le monde grâce au Soi.
Elle ne peut pas progresser.
Le pain, l'énergie masculine, se dessèche.

La Reveuse part à la campagne chercher des pierres pour les graver, les transformer de simple pierres en pierres vivantes.
Tout ce qui doit retourner dans le placenta doit reprendre goût à la vie, doit être guérit.
Le placenta c'est le creuset, l'athanor.


Il faut séparer les éléments constitutifs du pain pour prendre conscience de ce que recèle l'inconscient.

L'Animus peut prendre quatre visages, c'est le messager du Soi.
Plus l'animus se dégage du physique et atteint le spirituel et moins l'emprise fascinante est puissante.

La Rêveuse cherche à "conscientiser" les processus inconscients cachés, masqués, inconnus.
Tout est mélangé dans l'inconscient pour la Rêveuse; le but: mettre de l'ordre.
Pour cela il faut digérer, la matière première.

La rêveuse ne reconnaît pas les morceaux de pain dans le creuset, elle est incapable de reconnaître qu'il s'agit de l'oeuvre de l'Animus.
Elle ne sait pas quoi en faire et se dit qu'il vaut mieux en faire un don.
Elle est inconsciente du rôle de l'Animus dans sa vie.

Le pain sec ne vaut rien pour la Rêveuse, c'est un "on dit".
Il faut peut-être le donner à une Oeuvre.

C'est son propre Animus, sec et sévère, négatif, que la Rêveuse refuse d'intégrer, de prendre conscience.

Au fond le boulanger, le père n'est qu'une image, une représentation déformée.
C'est lui qui donne le creuset guérisseur à la Rêveuse.
Il est à la fois la cause du malaise et celui qui pousse la rêveuse à se réconcilier avec le logos.
Il est aussi destructeur que bénéfique.
Preuve de l'inconscience de la Rêveuse sur le rôle de l'Animus.
Elle est partagée.

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Ven 6 Fév - 14:28

Arrow  Arrow voici Ra phaël les passages de ta réflexion, ou de ton incursion  qui rejoingnent et ajoutent  même à mes impressions sur cette partie du rêve.


Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven L'alchimie est la science des digestions et de la maturation.



Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven La Rêveuse va à la campagne pour renaître.
Mais pour éviter de se perdre en route dans le labyrinthe de l'inconscient, elle a besoin des runes qui vont lui servir comme un fil d'Ariane.
C'est le sens, les pierres plates sont inscrites comme s'il s'agissait de nombres divins.
La rêveuse cherche sa place dans le monde, dans la nature.
Elle tente de trouver un sens, c'est-à-dire à transformer un Animus négatif en sens, en cohérence.


Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven L'Animus est ce qui permets à la femme d'être équilibrée.
Elle sait bien se servir de l'Eros, le principe féminin, mais par contre elle a beaucoup de mal avec le Logos, le principe masculin.
Or pour être totalement équilibrée, l'Eros et le Logos doivent se rencontrer, d'eux naîtra l'énergie, la Lumière, l'illumination.

Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven La Rêveuse a peur du Père, ce qui entrave toute sa relation future avec le Logos et surtout ce qui l'empêche de trouver sa place dans le monde grâce au Soi.
Elle ne peut pas progresser.
Le pain, l'énergie masculine, se dessèche.


Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven La rêveuse ne reconnaît pas les morceaux de pain dans le creuset, elle est incapable de reconnaître qu'il s'agit de l'oeuvre de l'Animus.
Elle ne sait pas quoi en faire et se dit qu'il vaut mieux en faire un don.
Elle est inconsciente du rôle de l'Animus dans sa vie.


Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven Au fond le boulanger, le père n'est qu'une image, une représentation déformée.
C'est lui qui donne le creuset guérisseur à la Rêveuse.
Il est à la fois la cause du malaise et celui qui pousse la rêveuse à se réconcilier avec le logos.
Il est aussi destructeur que bénéfique.

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  lehapra le Ven 6 Fév - 16:35

Parfait si nous nous rejoignons dans certaines idées, Aria! flower

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 8 Fév - 22:05

Coucou de Hongrie !

L'inspiration est en panne ?
Plus personne n'a plus rien à dire pour la suite et la fin du rêve ?

Mmmm ?

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 8 Fév - 22:16

Florentin Gobbey a écrit:Coucou de Hongrie !

L'inspiration est en panne ?
Plus personne n'a plus rien à dire pour la suite et la fin du rêve ?

Mmmm ?

Bah! certains aussi  peuvent prendre des vacances...
jocolor C'est possible? Non mais...


Et puis zut, c'est comment la Hongrie? Fait froid? C'est beau...?

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Dim 8 Fév - 22:28

C'est beau, froid, rural, et donc plein d'authenticité, quand à Budapest.....là, tu en prends plein les zyeux !

Et pi on a la chance d'y connaître quelques personnes qui nous font connaître les coins cool hors zone touristique, et pi les bains, vraiment, la culture de l'eau, c'est quelque chose....

Les campagnes sont assez identiques à ce que j'avais connu au début des années 80, sauf qu'il n'y a plus ces vieux tracteurs soviétiques et qu'il y a quelques belles voitures devant des fermes décaties...

Budapest, maintenant c'est Paris, alors qu'à l'époque c'était une coquille vide sans voiture ni magasins....

Les trams sont toujours là, et il y a 4 lignes de métro de plus que ce que je connaissais....il n'y en avait qu'une à l'époque.

T'es vraiment une pie curieuse, hein ! ^^

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Étude collective

Message  linda b le Dim 8 Fév - 23:15

Bonsoir

Ce rêve m'a amené à avoir une discussion avec mon conjoint,au sujet d'un élément du rêve...le pain rassis.

On a jasé de ce qu'il a vécu,et ça lui a fait du bien de s'exprimer.

Le boulanger,le pain rassis,etc,c'est comme si ce rêve,qui n'est pas le sien,avait permis de faire le point sur une vieille blessure qu'il a vécu dans son enfance.

Je voulais juste dire que ce rêve fut aidant...
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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Invité le Lun 9 Fév - 6:50

linda b a écrit:Bonsoir

Ce rêve m'a amené à avoir une discussion avec mon conjoint,au sujet d'un élément du rêve...le pain rassis.

On a jasé de ce qu'il a vécu,et ça lui a fait du bien de s'exprimer.

Le boulanger,le pain rassis,etc,c'est comme si ce rêve,qui n'est pas le sien,avait permis de faire le point sur une vieille blessure qu'il a vécu dans son enfance.

Je voulais juste dire que ce rêve fut aidant...

"c'est comme si ce rêve,qui n'est pas le sien,avait permis de faire le point sur une vieille blessure qu'il a vécu dans son enfance.

Je voulais juste dire que ce rêve fut aidant..."


Oui! il me semble qu'il est interactif et qu'il génère un certain égrégore.

"Un égrégore (ou eggrégore) est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome. Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les surréalistes, qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif."  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gr%C3%A9gore

Mais il me semble entendre Jean, dire: "à la mesure de chacun".

Pff, qu'elles sont agaçantes ces pies qui bavardes tout le temps .
Je diverge, mais vous êtes libre de prendre ce qu'il vous plait :

http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/tag/le-symbole-de-la-pie-dans-le-folklore-occidental-est-sombre-et-nefaste/

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Re: Etude collective d'un rêve

Message  lehapra le Lun 9 Fév - 8:34

Bonjour Florentin,

Visiter la Hongrie en cette période m'intrigue moi aussi.
Il doit y avoir des inquiétudes dans ce pays avec ce qu'il se prépare et ce qu'il se passe chez son voisin l'Ukraine.
Je dirais que tu es presque au coeur d'une zone de conflit ou peut-être de futur grand conflit.
Cette partie du monde mérite elle aussi une place dans notre estime, elle se sacrifie pour nous tous.
Visiter un tel endroit doit être comme se revitaliser à une source, c'est obtenir une force précieuse qui sera partagée.

Bon, cela ne me regarde pas.
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Re: Etude collective d'un rêve

Message  Benoit le Lun 9 Fév - 9:06

lehapra a écrit:
Cette partie du monde mérite elle aussi une place dans notre estime, elle se sacrifie pour nous tous.
?

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Re: Etude collective d'un rêve

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